Notre site web a détecté que vous utilisez un navigateur obsolète, cela peut vous empêcher d'accéder à toutes les informations ce site. Nous vous conseillons d'utiliser un navigateur récent tel que Google Chrome, Firefox ou Opera.
Fermer
Actualités
nous vous informons

Le marché de l’immobilier des particuliers à l’épreuve de la crise sanitaire

Le marché de l’immobilier des particuliers à l’épreuve de la crise sanitaire

Comment le marché a-t-il résisté et quelles sont les perspectives d’avenir ?

L’année 2019 aura été celle de tous les records avec 1 068 000 transactions immobilières, soit une augmentation de 11% des volumes et des prix également globalement en hausse, selon les chiffres des Notaires de France*.
Le début de l’année 2020 s’annonçait tout aussi prometteur avec une progression constante, jusqu’à ce que l’ensemble des activités immobilières ne subisse un arrêt immédiat et presque total le 16 mars 2020, en raison de l’état d’urgence sanitaire et du confinement national.

Un effet de reprise instantané s’est amorcé dès le mois de mai, alors que le volume annuel des transactions accusait une baisse de 1,2% en avril 2020 repassant en deçà du million de transactions sur une année courante, soit la première baisse constatée depuis juillet 2015. Aux termes des statistiques  des Notaires de France, le recul sur le Rhône est de 1,4% pour les appartements anciens, 17,2% pour les appartements neufs, et une légère hausse de 0,2% s’agissant de l’achat de maisons anciennes.

La deuxième phase de confinement met une nouvelle fois à l’arrêt les professionnels de l’immobilier. L’avancée importante de la digitalisation du secteur de l’immobilier avec les visites virtuelles et la signature à distance permet toutefois un certain maintien de l’activité.

A la fin du mois d’octobre, en France métropolitaine, les Notaires de France constatent une évolution des prix sur trois mois de +2,1% pour les appartements anciens, et + 2,6% pour les maisons anciennes.

Au plan local, la hausse est supérieure à la moyenne nationale, pour les appartements anciens, avec une évolution sur un an de 8,4% sur le département du Rhône et 9,2 % sur la métropole ; contre 7% en France métropolitaine. S’agissant des maisons anciennes, l’évolution sur un an est de 5,6% sur le département du Rhône et 8% sur la Métropole de Lyon ; contre 6,4% au niveau national.

Et les prix ?

Le prix médian** des appartements anciens est à ce jour de :

–       Lyon : 4.650 €/m² (+ 10 ,7%)

–       Caluire-et-Cuire : 3.670 €/m² (+12,5%)

–       Villeurbanne : 3.430 €/m² (+12,8%)

–       Meyzieu : 2.810 €/m² (+2,3%)

–       Bron : 2.410 €/m² (+13,2%)

Lyon 9ème est l’arrondissement qui connait la plus forte hausse : +15,9% et un prix médian de 3.710 €/m² et Lyon 5ème l’arrondissement la plus faible avec +6,3% avec un prix médian de 3.560 €/m².

On note également une grande disparité à Villeurbanne avec les plus fortes hausses relevées sur le secteur des Buers (2750 €/m² et +18,9%) et de République (3.760 €/m² et 16,4%) et des hausses contenues sur le secteur des Brosses/Poudrette (1.960 €/m² et +5%) et un tassement pour le quartier Grandclément (3.480 €/m² et +6,4%) qui a  connu un fort rattrapage sur 2019.

Le prix médian des maisons anciennes a lui progressé sur un an de +16,7% à Tassin-la-Demi-Lune, +2,3% à Caluire-et-Cuire, +3,8% à Bron, +18,1% à Villeurbanne et +7,6% à Vaulx-en-Velin.

Sur Villeurbanne, le prix médian des maisons anciennes est de 365 800 €.

Le confinement a fortement impacté le marché des logements neufs avec une progression sur un an de +4,5% sur la Métropole de Lyon et un prix médian de 4.740 €/m². Selon les chiffres publiés par le SDES (service statistique des ministères), les mises en vente de logements neufs ont baissé de 47% sur un an avec 18 350 unités.

Et l’avenir ?

A l’approche de cette fin d’année 2020, la visibilité sur la sortie de crise avec notamment l’espoir d’un vaccin sera un enjeu crucial pour le maintien de la confiance dans l’économie. La baisse des volumes, si elle perdure, serait susceptible d’entrainer une baisse des prix qui pourrait n’être que légère en fonction de la pertinence des mesures de soutien aux entreprises et de la relance de

l’économie. La crise sanitaire n’aura d’impact que si elle laisse place à une crise économique et une augmentation importante du chômage.

Enfin, les restrictions de déplacement conjuguées avec les tentatives de nombreuses métropoles de restreindre les locations saisonnières de courte durée risquent fort de pousser les investisseurs à revendre les logements acquis, faute de pouvoir les louer.

En tout état de cause, les chiffres publiés par les Notaires de France après le premier confinement démontrent que l’immobilier est plus que jamais une valeur refuge pour les français. D’autre part, la Métropole Lyonnaise est marquée par son dynamisme économique, ce qui permet d’augurer de la poursuite de son attractivité.

* Les indices Notaires-Insee des prix des logements anciens sont labellisés par l’Autorité de la statistique publique (ASP).

** prix médian : le prix médian indique que la moitié des transactions ont été conclues à un prix inférieur et l’autre moitié, à un prix supérieur.

Christine MONJEAUD – Responsable service expertise immobilière